Fatigue et problème cardiaque des femmes. Le lien dont on ne parle pas assez.

Je crois que les femmes ne se méfient pas suffisamment de leur fatigue. Elles sont trop habituées à minimiser et attendre que leurs douleurs ou difficultés deviennent franchement handicapantes pour demander de l’aide.

Elles tiennent…tirent sur l’élastique et ignorent trop souvent qu’après 45 ans, grâce à la chute d’estradiol, elles peuvent être sans le savoir vraiment à risque de se retrouver nez à nez avec l’infarctus.

Alors, il faut vraiment que vous le sachiez : avant l’infarctus, les symptômes précurseurs sont à 75% une fatigue inhabituelle, à 50% de l’essoufflement, et à 48% une douleur en haut du dos. Et puis surtout, la plupart du temps les femmes ne reçoivent pas de diagnostic de maladie coronarienne avant leur infarctus, malgré les symptômes précurseurs rapportés. Personne ne fait le rapprochement. La plupart du temps, ces symptômes sont minimisés, surtout lorsqu’on ignore qu’ils sont important à signaler (vu qu’aujourd’hui le médecin va surtout vous demander vaguement ce qui vous arrive…).

Alors, vous qui me lisez, apprenez, apprenez, le maximum, mais sachez faire la différence entre ce que vous pouvez réparer et ce qui réclame un plombier du cœur. Je pense à toutes celles que je saoule avec la physiologie. Ce cours est là pour vous rappeler qu’il y a des organes, qui ont besoin d’énergie, soit, mais qui peuvent aussi avoir besoin qu’on les répare physiquement. Ou pas.

Donc, je le répète : la plupart des médecins n’ont pas le temps ni l’énergie de se tenir au courant de tout ce qui est publié, c’est à vous de le faire (et à moi de vous y aider).

Pour celles qui lisent l’anglais ou qui ont une app de traduction, il y a cet article intéressant « pourquoi les symptômes de crise cardiaque sont parfois non identifiés chez les femmes ». Il y a aussi cette étude « Acute coronary syndrome in women » qui identifie le sous diagnostic et les retards diagnostiques, l’insuffisance de traitement des problèmes de cœur des femmes.

Pour résumer, vous devez distinguer trois situations :

Les symptômes précurseurs : Fatigue, troubles du sommeil ou essoufflement peuvent précéder un infarctus sans signifier qu'il est déjà survenu.

L’infarctus peu symptomatique : L'infarctus est en cours, mais ses manifestations sont discrètes ou trompeuses.

L’infarctus est passé inaperçu : Le cœur a subi une lésion, parfois découverte longtemps après par des examens cardiaques.

Donc, une fatigue soudaine, inexpliquée et très différente de l'état habituel justifie une évaluation médicale rapide, surtout si un essoufflement, des sueurs, un malaise l’accompagnent.

On surveille votre tension, vos veines, votre diabètes, mais pas vraiment votre coeur, alors que dès la quarantaine, cela devrait être fait correctement. Or, une hypertension suivie régulièrement et un infarctus dont les symptômes ne sont pas reconnus sont en fait deux situations très différentes.

Il faut surtout ne pas négliger que la plupart du temps nos symptômes de femmes sont minimisés, alors c’est vraiment à nous de réclamer de l’attention. De toutes façons, on nous trouve pénibles quoi qu’on fasse, alors autant l’être un peu.

Dernier conseil : n’attendez pas que cette grosse fatigue se manifeste pour agir…protégez votre coeur dès maintenant! Tout est entre “les mains” du fameux couple “coeur-reins” dont je parle abondamment dans mon livre “Respirez-Aimez-Guérissez” et que je vous apprends à bien traiter dans la formation AromaSoulTherapy pour les femmes.

cécile Ellert1 Comment