Lait de vache : celui dont les enfants (et adultes) d'aujourd'hui ont besoin

Il y a très longtemps, je tombais sur les études et articles qui montraient le lait sous son jour le plus effrayant. La cochonnerie que personne ne digère et qui, contrairement aux idées reçues, de permet même pas de bien absorber le calcium. On sortait alors de l’image immaculée du liquide blanc, on arrivait avec le responsable des infections respiratoires. Et c’est toujours le cas! Je suis la première à éduquer mon audience sur ce sujet (comme je le fais ici).

Mais il y a maintenant une nuance à considérer.

Je ne bois pas de lait (j’ai subi le lait chaud à la récré en primaire et le bol de ce qui vient de sortir du pis de la vache…), mais je suis une grande gourmande de tout ce qu’on en fait, depuis les crèmes, flans, clafoutis, fars etc….jusqu’au chocolat chaud accompagné de sa tranche de brioche. Inutile de vous dire combien il a été nécessaire pour moi, colopathe et infestée de candidose, de trouver des solutions de survie. Très vite.

Et bien, j’ai découvert un médicament sous évalué et sous utilisé : le lait cru. Celui qui m’autorise le chocolat chaud. Et tous les desserts lactés que j’aime tant.

OK, j’admets que ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, mais ça fonctionne! Et je ne vous en aurais peut être pas parlé s’il n’y avait aujourd’hui des études qui confirment mon expérience.

Plusieurs grandes études européennes (ALEX, PARSIFAL, GABRIELA) ont observé que les enfants vivant dans des fermes traditionnelles — et consommant du lait de ferme non transformé — ont nettement moins d’allergies.

Une méta-analyse regroupant plusieurs études montre que la consommation de lait de ferme est associée à :

  • –42 % de risque d’asthme

  • –34 % de sifflements respiratoires

  • –32 % de rhinite allergique

  • –24 % de sensibilisation allergique.

Et point intéressant : cet effet est observé même chez des enfants qui ne vivent pas à la ferme, ce qui suggère que le lait lui-même joue un rôle. Voilà.

Mais on peut aller plus loin dans la démonstration!

L’effet protecteur disparaît quand on chauffe le lait

Une des découvertes importantes est que le chauffage du lait semble supprimer cet effet protecteur.

Dans une grande étude sur plus de 8000 enfants européens :

  • la consommation de lait cru était associée à moins d’asthme et d’allergies

  • le lait bouilli n’avait plus cet effet protecteur.

Les chercheurs pensent que cela vient de molécules sensibles à la chaleur, notamment :

  • certaines protéines du lactosérum

  • des composants immunitaires

  • des micro-ARN

  • certains lipides du lait.

C’est ce qui permet de stipuler que le lait cru peut moduler directement la réponse immunitaire

Des études expérimentales (y compris sur modèles animaux) montrent que le lait cru :

  • diminue la réponse immunitaire allergique de type Th2

  • réduit l’inflammation des voies respiratoires

  • peut empêcher le développement d’un asthme allergique.

Dans ces expériences, le même lait chauffé perdait cet effet.

Ce qui renforce l’hypothèse que certains composants biologiques du lait sont détruits par la chaleur.

C’est aussi ce qui renforce, si besoin était, le concept qui veut que notre capital bactérien intestinal joue un rôle majeur dans notre immunité.

Et ce dont personne ne parle….

Enfin, il y a aussi que le lait cru contient des micro-ARN et des exosomes capables d’influencer l’expression génétique humaine.

C’est un domaine très récent et assez spectaculaire… et presque personne n’en parle encore dans les cercles de santé naturelle.

Donc, oui, le lait n’est pas l’idéal pour tout le monde, quand il n’est pas cru.

Oui, on peut utiliser le lait cru pour réensemencer la flore intestinale.

Alors pensez-y lorsque vous vous fabriquez un mélange aromatiques contre l’asthme ou n’importe quelle infection du système digestif : parfois, il faut donner à nos huiles l’aide que la nature met à notre disposition, même si nous ne sommes pas des petits veaux.